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Une grande majorité des citoyens de l’UE25 souhaite plus de décisions au niveau européen en matière de Justice, liberté et sécurité

lundi 12 mars 2007, par European Commission

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Les citoyens européens aimeraient que l’UE soit plus active en ce qui concerne la liberté, la sécurité et la justice.

Tel est le résultat d’un sondage concernant l’opinion des citoyens de l’UE sur le rôle joué par l’Union européenne dans les domaines des politiques de justice, liberté et sécurité, commandité par la direction générale à la lumière des priorités fixées dans le programme de La Haye.

La plupart des personnes ayant répondu ont mis l’accent sur la nécessité d’intensifier le rôle de l’UE dans la lutte contre la criminalité organisée et les trafics illégaux, ainsi que contre le terrorisme.

1. Le rôle de l’Union européenne dans le domaine des politiques de justice, liberté et sécurité

Une grande majorité des ressortissants des 25 États membres souhaiterait voir l’Union européenne jouer un plus grand rôle dans tous les domaines couverts par l’étude.

Les personnes interrogées sont en premier lieu convaincues que les décisions en matière de lutte contre la criminalité organisée et les trafics illégaux, de même que contre le terrorisme, doivent se prendre au niveau de l’UE (86% pour les deux).

Huit répondants sur dix considèrent que l’Union européenne devrait jouer un rôle plus important dans la lutte contre la toxicomanie (81%) alors que 11 % disent le contraire, 4 % estiment que le changement n’était pas nécessaire et 4 % sont sans opinion. Il faut noter que les personnes interrogées dans les différents États membres peuvent interpréter la question sur la « toxicomanie » sous différents aspects. Pour certains, « la toxicomanie » est surtout lié aux trafics de drogue, ce qui l’associe donc avec la criminalité. Dans ce contexte, la lutte contre la toxicomanie est clairement considérée comme plus efficace si elle est menée à un niveau plus élevé qu’au seul niveau national. Pour d’autres, la « toxicomanie » peut aussi relever de la politique de santé qui est principalement nationale.

Près de quatre citoyens européens sur cinq (78%) considèrent que plus de décisions devraient être prises au niveau européen sur l’échange d’informations policières et judiciaires entre les États membres, tandis que 12% pensent le contraire. 5% souhaitent conserver la situation actuelle.

73% des citoyens européens trouvent que l’Union européenne devrait avoir une plus grande influence sur la protection des droits fondamentaux, tandis que 16% pensent le contraire. 7% pensent qu’il ne faut rien changer et 5% n’avaient pas d’avis sur le sujet.

Presque trois quarts des Européens interrogés (72%) soutiennent que plus de décisions concernant le contrôle des frontières extérieures devraient être prises au niveau supranational. Cependant, 15% souhaitent le contraire, tandis que 8% pensent qu’aucun changement n’est nécessaire.

Sur les politiques d’asile et d’immigration, une nette majorité se dégage (65%) en faveur d’une plus grande intégration européenne, alors que 22% y sont opposés. En outre, 7% souhaitent ne pas changer la situation actuelle et 7% n’ont pas d’opinion.

Dans presque tous les États membres, une majorité relative de personnes interrogées préfèrent que plus de décisions soient prises au niveau européen, mais dans certains pays, les résultats révèlent une attitude très ambivalente concernant la politique d’asile et d’immigration.

Par ailleurs, le faible taux de « Ne sait pas » suggère que les répondants n’ont pas de difficulté pour se forger un avis sur ces sujets.

2. Les priorités de l’Union européenne dans le domaine des politiques de justice, liberté et sécurité

Les trois priorités qui sont le plus souvent citées par les personnes interrogées comme étant prioritaires pour l’Union européenne sont aussi celles où elles souhaitaient que les décisions se prennent au niveau supranational. Les domaines en question sont : la lutte contre le crime organisé (56%), le terrorisme (55%) et la lutte contre la toxicomanie (37%). Ces correspondances indiquent une cohérence dans les réponses des citoyens européens sur ces questions.

La « politique d’asile et d‘immigration » (29%) est la quatrième priorité la plus citée. Les sujets que les personnes interrogées ont le moins cités comme devant être prioritaires au niveau de l’Union européenne sont : « les échanges d’informations policières et judiciaires entre les Etats membres » (24%), « la promotion et la protection des droits de l’homme » (24%), « la qualité de la justice » (21%), et « le contrôle aux frontières » (16%).

Dans 16 pays sur 25 États membres, les citoyens citent la « lutte contre la criminalité organisée et les trafics illégaux » comme étant la priorité principale pour l’Union. À travers ces pays, l’importance des sujets va de 76 % en Suède à 52 % en Autriche en fonction de l’intérêt accordé à d’autres priorités.

La lutte contre le terrorisme constitue la priorité la plus importante dans cinq États membres, parmi lesquels le Royaume-Uni (64 %) et l’Espagne (60 %) où des attaques terroristes ont eu lieu récemment.

Le rapport intégral est disponible à l’adresse suivante :

http://ec.europa.eu/public_opinion/index_fr.htm .

MEMO/07/59

Bruxelles, le 15 février 2007

Source : Europa


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